Les effets du jeûne intermittent sur les fonctions cérébrales

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jeûne intermittent

Qu’est-ce que le jeûne intermittent ?

Le jeûne intermittent consiste à alterner des cycles de jeûne et d’alimentation. Vous avez un apport calorique à certains moments de la journée, puis, vous vous abstenez ensuite de manger pendant une période plus longue que celle que vous passez à manger. 

Il existe différentes manières de réaliser un jeûne intermittent, en jeûnant par exemple un jour par semaine, ou en alternant des cycles dans une même journée.

La méthode la plus populaire, connue sous le nom de méthode 16/8, consiste à jeûner pendant 16h, puis limitez son alimentation à une fenêtre de 8 heures. (il est aussi possible de faire 18/6).

Comment le jeûne améliore-t-il la fonction cognitive chez la souris ?

Chez les animaux de laboratoire, le jeûne, ainsi que l’exercice, stimulent la production d’une protéine dans les cellules nerveuses appelée facteur neurotrophique dérivé du cerveau, ou BDNF. Cette protéine joue un rôle essentiel dans l’apprentissage, la mémoire et la génération de nouvelles cellules nerveuses dans l’hippocampe.

Le BDNF rend également les neurones plus résistants au stress. Le jeûne déclenche un processus appelé autophagie, au cours duquel les cellules éliminent les molécules endommagées et les mitochondries dysfonctionnelles, et arrêtent la croissance cellulaire. Les neurones sont donc dans une sorte de mode « conservation des ressources et résistance au stress » pendant le jeûne. Lorsque l’animal, et par extrapolation probablement l’homme, mange après le jeûne, les neurones passent en mode « croissance » – ils fabriquent beaucoup de protéines, se développent et forment de nouvelles synapses. Nous pensons que ces cycles de défi métabolique, que ce soit l’exercice ou le jeûne, puis une période de récupération peuvent optimiser la neuroplasticité, l’apprentissage, la mémoire et la résistance du cerveau au stress. 

Comment le jeûne intermittent affecte-t-il votre corps et votre cerveau ?

En raison des horaires de repas restreints, le jeûne intermittent réduit la quantité de calories consommées pendant de courtes périodes. D’où l’aspect de « désapprovisionnement ». Cela permet de tirer des bénéfices pour la santé du corps et du cerveau.

Un autre effet du jeûne est qu’il aide à brûler les graisses. Lorsque votre corps ne tire pas assez de calories de la nourriture, il utilise les calories stockées sous forme de graisse.

Le jeûne intermittent augmente votre métabolisme, réduit votre risque de maladie cardiaque et diminue à la fois l’oxydation et l’inflammation.
Il agit également sur vos hormones de manière à réduire le taux de sucre dans le sang et à améliorer la résistance à l’insuline. Le jeûne intermittent augmente votre métabolisme, réduit votre risque de maladie cardiaque et diminue à la fois l’oxydation et l’inflammation. Sans compter que (dans les études sur les animaux, jusqu’à présent) il peut également réduire le risque de diabète, de cancer, et même prolonger la durée de vie.

5 façon dont le jeûne intermittent agit sur les fonctions cérébrales 

Le jeûne intermittent augmente le taux de protéines cérébrales

L’un des principaux avantages du jeûne intermittent pour le cerveau est l’augmentation d’une des protéines que le cerveau fabrique, le facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF).

Le BDNF est bénéfique pour les cellules du cerveau car c’est un facteur de croissance. Il fait croître de nouveaux neurones (cellules nerveuses/cerveau), leur permet de se parler et est un antidépresseur naturel.

Dans les études sur les animaux, le BDNF aide également les neurones à rester en bonne santé plus longtemps et à résister aux maladies cérébrales courantes (comme la démence) et aux blessures (dues aux accidents vasculaires cérébraux). Tout cela en maintenant une structure et un fonctionnement adéquats des neurones.

Le jeûne intermittent pour un meilleur vieillissement du cerveau

Le jeûne intermittent semble garder notre cerveau jeune. Il pourrait même protéger contre la neurodégénérescence (perte de structure et de fonction des neurones) de la maladie d’Alzheimer, de la maladie de Parkinson et de la maladie de Huntington.

Une petite étude, par exemple, a montré que le jeûne améliorait les capacités cognitives (capacité à penser) chez les personnes souffrant de troubles cognitifs. Dix personnes présentant des signes précoces de la maladie d’Alzheimer ont commencé plusieurs améliorations de leur mode de vie. En l’espace de 3 à 6 mois, neuf des dix patients ont vu leurs capacités cognitives s’améliorer.

Le jeûne intermittent pour protéger le cerveau contre les dommages causés par les accidents vasculaires cérébraux

Des études montrent que les animaux victimes d’accidents vasculaires cérébraux ont moins de lésions cérébrales s’ils ont été à jeun de façon intermittente. Ils ont également plus de BDNF ainsi que des composés cérébraux antioxydants et anti-inflammatoires.

En outre, non seulement ils ont moins de lésions cérébrales, mais moins d’entre eux sont morts à cause de l’attaque. Je pense que cette recherche est importante car elle suggère que ce type de jeûne pourrait éventuellement nous protéger à la fois contre les lésions cérébrales et contre la mort due à un accident vasculaire cérébral.

Le jeûne intermittent pour l’épilepsie

De nombreuses études montrent que lorsqu’un cerveau utilise moins de son principal carburant, les glucides, comme c’est le cas à l’état de jeûne (et dans le régime cétogène), le nombre de crises d’épilepsie diminue.

Il est intéressant de noter que si le régime cétogène et le jeûne intermittent semblent tous deux réduire les crises, les types de crises qu’ils réduisent sont différents. Des recherches plus approfondies sont nécessaires dans ce domaine.

Conclusion 

Il va sans dire qu’un régime alimentaire équilibré et nutritif fait partie intégrante de votre santé et de votre bien-être. Cependant, le jeûne intermittent apporte de nombreux bénéfices.

De nombreuses études montrent que cela peut entraîner une perte de poids, améliorer la santé métabolique, protéger contre les maladies et peut-être vous aider à vivre plus longtemps.`

Malgré ce qu’on pourrait penser, le jeûne intermittent est en fait assez facile à pratiquer. De nombreuses personnes déclarent se sentir mieux et avoir plus d’énergie pendant un jeûne.

La faim n’est généralement pas un gros problème, bien qu’elle puisse l’être au début, alors que votre corps s’habitue à ne pas manger pendant de longues périodes.